L’ADR, aide différentielle de reclassement, est destinée aux demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans ou indemnisé au titre de l’allocation de retour à l’emploi depuis plus de 12 mois, qui retrouvent une activité salariée. Le but de l’ADR est de compenser la baisse de revenus occasionnée par le nouvel emploi.

Qui peut bénéficier de l’ADR ?

Pour bénéficier de l’aide différentielle de reclassement, il faut être inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi. Sont concernés par l’ADR les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans ou ceux qui ont bénéficié de l’allocation de retour à l’emploi depuis plus de 12 mois, en continu ou en discontinu.

L’ADR est délivrée quel que soit le motif de rupture du contrat de travail : rupture conventionnelle, fin de Cdd, licenciement économique, licenciement pour faute lourd ou grave, démission,…

Attention, si le chômeur a atteint l’âge de la retraite à taux plein ou s’il a cotisé suffisamment de trimestres pour bénéficier de la totalité de sa pension de retraite, alors il ne peut bénéficier d’allocation d’aide à la reprise d’une activité salariée.

Dans quelles conditions est attribuée l’ADR ?

L’aide différentielle de reclassement est soumise à certaines conditions d’obtention. Le nouvel emploi ne doit pas être pratiqué chez l’ancien employeur du bénéficiaire, et la durée du contrat, si celui-ci est à durée déterminée, doit être d’au moins 30 jours. L’ADR ne sera versée que si le salaire perçu au titre du nouvel emploi n’excède pas 85 % du salaire journalier de référence (celui qui a servi au calcul de base de l’allocation de retour à l’emploi) que l’on multiplie par 30. En revanche, le nouveau poste doit avoir une durée de travail mensuelle supérieure à 110 heures et la rémunération doit être d’au moins 70 % des revenus de l’ancien emploi.

Le demandeur d’emploi ne peut cumuler l’ARE, avec son nouveau revenu, dans le cadre de l’ADR, et il ne doit pas être bénéficiaire de l’aide à la création ou à la reprise d’entreprise.

Versement de l’ADR

L’aide différentielle de reclassement est versée pour une durée qui ne peut excéder les droits initialement ouverts au titre de l’ARE sur la durée d’indemnisation. Le plafond de l’ADR est fixé à 50 % du montant des droits ARE en vigueur au jour de l’embauche.

L’ADR remplacée par la prime d’activité

Depuis le 1er avril 2015, l’Adr a été remplacée par la prime d’activité. Tout comme l’Adr, cette allocation journalière vient en complément des rémunérations perçues au titre d’un emploi salarié ou non-salarié (gérant, auto entrepreneur, indépendant, libéral,…). Cette aide est destinée aux revenus modeste comme par exemple dans le cadre d’un contrat à temps partiel.

Le montant forfaitaire de la prime d’activité est de 553,16 €. Le nombre de personnes à charge au foyer peut influencer le montant de l’allocation, tout comme les revenus totaux du foyer.

La majoration, aussi appelée bonification, est de 50 % pour une personne à charge, 30 % pour deux enfants au foyer, et 40 % par personne supplémentaire au-delà de la troisième personne. Tous les membres du foyer qui travaillent peuvent obtenir cette bonification.

Attention toutefois, si vous êtes indemnisé par le régime d’assurance chômage au titre de l’Are (allocation chômage), le montant de l’indemnisation du chômage sera à déduire de la prime d’activité. Cela est valable pour les autres types de revenus comme par exemple les allocations familiales versées par la Caf (caisse d’allocations familiales), une pension alimentaire, une pension d’invalidité, l’Aah (allocation adulte handicapé)…

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