Pour limiter les risques de sanctions, vous devez être vigilant au moment de déclarer vos revenus. Voici les 5 erreurs les plus fréquentes à éviter en 2024.

Comme chaque année au printemps, les contribuables devront procéder à leur déclaration de revenus afin que l’administration fiscale puisse déterminer le montant de leur impôt. Parfois fastidieuse, cette démarche obligatoire demande une certaine vigilance. On vous dévoile ici les 5 erreurs les plus fréquentes qu’il convient d’éviter.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes lors de la déclaration d’impôts ?

Avec l’arrivée de la période de déclaration des impôts, de nombreux contribuables se retrouvent face à une tâche à la fois essentielle et complexe. Nous vous dévoilons ici les erreurs et difficultés les plus courantes que rencontrent les contribuables lorsqu’ils naviguent dans le dédale des formulaires et des obligations fiscales pour l’année 2024.

Oublier de mettre à jour ses informations personnelles

Si vous avez déménagé récemment, changé de numéro de téléphone, vécu un divorce ou mis au monde un nouvel enfant, il est important de le signaler à l’administration fiscale sans tarder. Il n’est pas nécessaire de contacter votre centre d’impôt par téléphone ni de vous déplacer pour effectuer ces mises à jour.

En effet, vous pouvez aisément actualiser vos données personnelles en ligne via votre compte utilisateur sur le portail de l’administration fiscale, et ce, avant de commencer vos démarches pour déclarer vos revenus perçus cette année. 

Oublier de déclarer les loyers encaissés lorsqu’un bien est mis en location

Un oubli répété qu’il convient de souligner : les revenus locatifs, générés par la mise en location de tout type de propriété immobilière, sont imposables et doivent être inclus dans la déclaration globale des revenus.

De nos jours, il est aisé pour les autorités fiscales de détecter la possession de biens immobiliers par un contribuable. La détention de plusieurs propriétés immobilières pourrait soulever des questions concernant l’absence de revenus locatifs déclarés, même si cela ne constitue pas systématiquement une irrégularité (comme dans le cas d’une maison de vacances, par exemple).

Il est particulièrement important de faire preuve de vigilance lorsque vous sollicitez une réduction d’impôt via le dispositif Pinel, qui exige la location du bien et, par conséquent, la génération de revenus locatifs. Déclarer bénéficier du dispositif sans rapporter de loyers constituerait une contradiction évidente.

Confondre dividendes et prélèvement forfaitaire

Si vous recevez des dividendes, ils sont assujettis à une imposition globale de 30 %, communément appelée « flat tax ». Cette taxe se divise en deux parties : 12,8 % destinés à l’impôt sur le revenu et 17,2 % alloués aux prélèvements sociaux. Sur votre déclaration de revenus, spécifiquement dans la case 2CK, vous devez indiquer le montant du « prélèvement forfaitaire déjà effectué » uniquement sur la portion imposable de vos dividendes, soit les 12,8 %, et non l’intégralité des 30 %.

Indiquer par erreur le montant total des 30 % prélevés au lieu des 12,8 % dédiés à l’impôt sur le revenu pourrait certes entraîner un remboursement indûment élevé en votre faveur, mais également une erreur flagrante facilement détectable par l’administration fiscale lorsqu’elle examinera les montants déclarés par rapport à vos dividendes perçus.

Déclarer une pension alimentaire et un enfant à charge

En rattachant un enfant à charge à votre foyer fiscal, vous bénéficiez d’un avantage se traduisant par l’augmentation de vos parts fiscales (0,5 part pour les deux premiers enfants, puis 1 part pour chaque enfant supplémentaire). Cette modification entraîne une division de votre revenu imposable par le nombre total de parts, ce qui, pour un revenu inchangé, a pour effet de réduire votre impôt sur le revenu.

Cependant, cet avantage est inclusif et ne permet pas la déduction supplémentaire de pensions alimentaires versées à cet enfant. Cette confusion est courante, mais facilement repérable, et elle pourrait rapidement susciter l’intérêt de l’administration fiscale pour votre déclaration.

Cumuler trop de crédits d’impôt

La période de déclaration de revenus est également propice à signaler certaines dépenses éligibles à un crédit d’impôt, permettant ainsi de bénéficier d’un remboursement. De ce fait, ce volet est minutieusement scruté par les services fiscaux, qui n’hésiteront pas à examiner votre dossier de plus près si vous annoncez des montants importants.

Notamment, des dépenses qui semblent excessives au regard des revenus que vous avez déclarés, ou celles concernant des dispositifs rarement sollicités déclencheront très probablement un examen approfondi de votre situation fiscale.

Quels sont les risques en cas d’erreur sur la déclaration d’impôts 2024 ?

Une erreur dans la déclaration d’impôt peut entraîner des conséquences sérieuses, allant de simples amendes à des pénalités plus sévères. Lorsqu’une déclaration contient des inexactitudes, qu’elles soient dues à une omission ou à une déclaration erronée de revenus, le fisc peut réévaluer la situation fiscale de l’individu et ajuster le montant dû en conséquence.

Le déclenchement d’un contrôle fiscal suite à un trop grand nombre d’erreurs

Une erreur dans votre déclaration de revenus, même mineure, peut être le déclencheur d’un contrôle fiscal. Les erreurs courantes comprennent les inexactitudes dans les montants déclarés, l’omission de revenus ou la mauvaise déclaration de déductions et crédits. Lorsque le fisc détecte des anomalies ou des incohérences, cela peut susciter un examen plus approfondi de votre dossier.

Une majoration de l’impôt dû en cas d’erreurs sur la déclaration de revenus

Une erreur sur votre déclaration de revenus peut conduire à une majoration de l’impôt dû. Si l’administration fiscale identifie une omission ou une déclaration incorrecte de revenus, elle peut réajuster votre impôt à payer.

Cette correction s’accompagne souvent d’une majoration qui reflète soit un intérêt de retard, soit une pénalité pour déclaration inexacte, selon la nature et la gravité de l’erreur. Ces majorations visent à sanctionner l’inexactitude et encourager la conformité fiscale. Il est donc crucial de fournir des informations précises et complètes pour éviter toute augmentation inattendue de votre impôt.

 

 

 

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