Pour tordre le coup aux préjugés sociaux et éviter ainsi tout raccourci facile, nous allons vous expliquer pourquoi les immigrés rapportent plus à la France qu’ils ne coûtent. Si un débat sur l’immigration doit se mettre en place, inutile de le parasiter avec des affirmations économiques erronées.

L’immigration et l’aide sociale

Parmi les arguments les plus souvent avancés sur le thème de l’économie et de l’immigration, celui sur les aides sociales en est un de premier plan. Si les immigrés sont plus majoritairement au chômage que les français natifs, ils représentent aussi une tranche composée majoritairement d’actifs entre 25 et 50 ans. De ce fait, ils cotisent pour les retraites, alors que peu perçoivent de pensions. En matière d’accès aux soins également, les personnes immigrées cotisent en moyenne plus que les prestations qui sont fournies. Une étude chiffrée a qualifié cette contribution aux budgets publics de « positive ». En effet, elle équivaut à 12 milliards d’euros, soit 2 250 € par personne. Alors que ce montant est de 1 500 € pour les français natifs.

L’immigration et l’emploi

La crainte historique de chaque nation, de chaque travailleur, est de voir ses emplois occupés par des arrivants sur le territoire. Ce « vol » de travail est un leurre auquel il ne faut pas mordre. En premier lieu car l’immigration crée forcément de l’emploi : ce sont des consommateurs supplémentaires, des besoins supplémentaires. De plus, les migrants se retournent dans leur grande majorité vers des emplois que les français natifs boudent comme le milieu des bâtiments et travaux publics. Déjà en manque de main d’œuvre, sans immigration le BTP ne pourrait pas fonctionner correctement.

L’immigration et la pauvreté

Une étude économique a révélé que les populations des pays les plus pauvres connaissent les plus faibles taux d’expatriés. La raison est simple : une migration coûte très cher. De même, dans les pays eux-mêmes, les candidats à l’immigration sont les plus aisés et les plus qualifiés dans un emploi. Certaines régions présentent un niveau d’éducation moyen supérieur aux natifs. Dans ce cadre, se pose un problème inverse. Celui de la fuite des cerveaux dans des pays qui auraient grand besoin des talents de leurs concitoyens afin de se développer.

L’immigration sélective

L’immigration sélective peut être une solution intéressante à courts termes. En effet, avec des migrants actifs qui perçoivent de meilleurs salaires, les caisses de cotisations se remplissent d’avantage.

D’autre part, si l’on tient compte du coût des retraites à l’horizon 2050, il semblerait que l’immigration reste un facteur indispensable à la pérennité de notre modèle social.

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Al-Kanz

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